La Roche sur Yon, jeudi dernier. Il est bientôt 14 heures quand, la gorge nouée, j'entre dans le petit aéro-club. Autant le dire tout net, j'ai un peu le trac. Car je suis sur ce tarmac pour une activité pour le moins insolite: je vais réaliser un vol acrobatique ! Je me dirige vers l'unique bâtiment du lieu et découvre mon pilote, Thomas. Ce pilote de ligne, qui compte pas moins de 5000 heures de vol, me tranquillise immédiatement par son professionnalisme. Nous commençons par un briefing, au cours duquel il m'expose en détail notre vol. L'atmosphère est sympa, même si je sens une certaine fébrilité qui monte au fil des minutes. Je mets finalement mon parachute et je rejoins l'avion: un Stampe, un petit appareil bi-place jaune canari. L'engin, m'assure Thomas, est à la fois léger et résistant. Et surtout, comme je vais en faire l'expérience dans quelques minutes, incroyablement maniable! La cabine se réduit à sa plus simple expression. L'avion a été visiblement pensé pour un unique dessein: fournir le maximum d'adrénaline. Je m'installe à l'intérieur. Une fois harnaché à mon siège, j'ai l'étrange impression d'avoir fusionné avec l'avion. Impossible même de bouger le torse d'un centimètre. Le moteur est lancé à grand bruit. Heureusement que j'ai mon casque, le fracas réveillerait un mort. Le pilote fait un test micro pour vérifier que mon casque est opérationnel, puis le pilote pousse les manettes à fond et nous décollons pour vingt minutes de magie. Nous filons plein sud, tout droit vers le site de voltige. La partie acrobatique commence sans prévenir. Premier décrochage. Je sens mon estomac se retourner et me rive au harnais, abasourdi. J'étais loin d'imaginer des sensations comme celles-là ! Et ce n'était que le début ! Cloches, breaks, vol dos... Les figures s'égrènent sans relâche. La voltige est plus effrénée que tout ce que j'avais imaginé. Je perds progressivement mes repères. Les notions de haut et de bas ne veulent plus rien dire. La terre apparaît tantôt au-dessus, tantôt au-dessous de moi, ou sur les flancs de l'appareil. La phase acrobatique se termine déjà et nous reprenons le chemin du retour. Mais même si nous atterrissons quelques minutes plus tard, il faudra plusieurs heures avant que mon esprit ne redescende à son tour. Après avoir vu le monde sous cet angle, après l'avoir contemplé tête à l'envers depuis le ciel, je ne le verrai jamais plus de la même manière. Davantage d'information est disponible sur le site de l'agence de voyage de ce vol en avion de voltige à La Roche sur Yon. Cliquez sur le lien.

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